Une guêpe...? Non, un syrphe!

Publié le par EcoCcinelle

Ce sont des alliés du jardinier moins connus que la coccinelle que nous vous présentons dans cet article. Moins connus...mais pas moins nombreux pour autant !

Il existe plus de 500 espèces de syrphes en France dont certaines sont très communes. Peut-être en avez-vous déjà observé dans votre jardin, rôdant autour des fleurs à nectar en quête de leur repas sucré ? Peut-être aussi avez- vous frissonné à la vue de leurs rayures claires et sombres rappelant celles des guêpes ?
C'est bien à tort, car s'ils en possèdent l'uniforme, les syrphes ne sont armés ni d'aiguillon ni de dard... pas de danger, donc, pour notre épiderme !

Mais s'ils sont doués pour le déguisement,
leur technique de vol les trahit au premier coup d'oeil : le battement de leurs ailes est extrémement rapide et surtout ils pratiquent le vol stationnaire, à la façon des colibris, comme pour mieux analyser leur environnement.

A l'arrêt, il n'y a plus aucun doute : ils n'ont qu'une
seule paire d'aile, ce sont donc des diptères ("deux ailes") comme les mouches et non des hyménoptères comme les abeilles, guêpes et autres bourdons qui en ont deux.

Les adultes sont floricoles, ils se nourrissent de pollen et de nectar. Si vous prenez le temps d'observer les fleurs sauvages, lors de vos promenades, vous les trouverez en train de butiner, tout en volant sur place.

Mais alors, me direz-vous, en quoi sont-ils les alliés du jardinier?

Pour comprendre, il faut se pencher d'un peu plus près sur le régime alimentaire des larves de syrphe.

En voici une (Syrphus ribesii) observée à la loupe binoculaire.


Certes moins jolies que les adultes, les larves sont des alliées indispensable du jardinier : depuis la sortie de l'oeuf jusqu'à leur transformation en adulte, elles se nourrissent de pucerons.

Plus d'1/3 des espèces de syrphe présentes en France sont zoophages
à l'état larvaire ("consomment des animaux") et la majorité d'entre elles sont aphidiphages ("consomment des pucerons"). Les syrphes sont donc des insectes auxiliaires à protéger, au même titre que les coccinelles !













A gauche : Chrysotoxum arcuatum (à confirmer) ; A droite : Episyrphus balteatus (espèce commune)

Enfin, sachez que les syrphes sont de bons bioindicateurs, c'est à dire que leur présence reflète la diversité biologique et écologique d'un milieu. Il n'est pas rare d'en observer dans un jardin riche en espèces végétales : fruitiers, haies fleuries, fleurs des champs et des massifs etc.

Publié dans Les syrphes...

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Jean Vladimir Térémetz 30/06/2011 19:13



Bonjour
Le vol des P’tites Mères et P’tits Pères Syrphes est le Vol le plus extraordinaire qui soit; ensuite vient celui des P’tites Mères et P’tits Pères Colibris; puis celui des Grosses Mémères et Gros
Pépères Moro Sphinx et finalement celui des vilaines P’tites Mères et vilains P’tits Pères Martin-Pêcheurs. Vilaines et vilains parce qu’ils ne peuvent vivre sans massacrer, ce que ne font ni
Syrphes, ni Colibris, ni Moro Sphinx et non plus que les Grandes Mémères et Grands Pépères Gypaètes, Vautours et Condors, qui ne sont pas du tout des « rapaces », comme le sont les
Aigles malheureusement, et ceux qui les prennent pour emblêmes . . .


Bien cordialement Jean Vladimir Térémetz